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PEB 2026 en Wallonie : 35 % d’énergie renouvelable, que prévoir pour une nouvelle construction ?

PEB 2026 en Wallonie : 35 % d’énergie renouvelable, que prévoir pour une nouvelle construction ?

30 sept.
6 min de lecture

Depuis le 1er janvier 2026, la PEB 2026 en Wallonie renforce les exigences applicables aux bâtiments neufs et assimilés à du neuf : ils doivent intégrer au minimum 35 % d’énergie renouvelable dans leur consommation annuelle d’énergie primaire.


Pour un futur propriétaire, la question ne devrait pourtant pas être uniquement : « combien de panneaux faut-il pour être conforme ? ». Une nouvelle construction offre surtout l’occasion de concevoir dès le départ un système énergétique cohérent, capable d’intégrer le photovoltaïque, la pompe à chaleur, le stockage, la recharge d’un véhicule électrique et le pilotage intelligent.


C’est précisément l’approche privilégiée par ITN : dimensionner l’écosystème énergétique autour des besoins réels du bâtiment, et pas seulement autour d’un produit.


PEB 2026 en Wallonie : que signifie réellement la règle des 35 % ?


Depuis 2021, les nouvelles constructions wallonnes doivent déjà atteindre le standard Q-ZEN. Depuis le 1er janvier 2026, une exigence supplémentaire s’ajoute : la part d’énergie renouvelable doit atteindre au minimum 35 % dans le calcul réglementaire de la consommation annuelle d’énergie primaire du bâtiment.


Ce point est important : il ne s’agit pas simplement de produire 35 % de sa consommation électrique avec des panneaux photovoltaïques. Le pourcentage est évalué dans le cadre du calcul PEB, à l’échelle du bâtiment, et plusieurs technologies renouvelables peuvent contribuer au résultat.


Le photovoltaïque est donc une solution particulièrement logique, mais il peut être combiné avec d’autres équipements comme une pompe à chaleur. Le responsable PEB reste la personne qui valide le respect réglementaire du projet.


À retenir : une batterie n’est pas, en elle-même, une source d’énergie renouvelable. Elle ne produit pas d’énergie ; elle permet de stocker et de mieux utiliser l’énergie produite, notamment par les panneaux photovoltaïques.


Pourquoi penser le photovoltaïque dès la conception de la maison ?


Dans une nouvelle construction, la toiture, les gaines techniques, le tableau électrique, l’emplacement de l’onduleur et les futurs équipements peuvent être pensés ensemble. Cela permet d’éviter de devoir modifier l’installation quelques années plus tard.


Le nombre de panneaux ne doit pas être défini uniquement par la surface disponible. Leur orientation, leur inclinaison, les ombrages, la répartition des strings et les plages MPPT de l’onduleur influencent directement le comportement de l’installation.


Une orientation plein Sud maximise généralement la production annuelle. Une configuration Est-Ouest produit moins au pic mais étale davantage la production entre le matin et la fin de journée. Selon le profil de consommation, cette répartition peut être intéressante pour augmenter la part d’énergie consommée directement dans le bâtiment.


Chez ITN, le dimensionnement vise donc à faire correspondre la production solaire aux usages réels plutôt qu’à rechercher uniquement le plus grand nombre de panneaux possible.


La méthode ITN : partir des besoins présents… et futurs


Le dimensionnement d’une installation photovoltaïque commence par la consommation annuelle, mais une nouvelle construction doit aussi anticiper les consommations qui n’existent pas encore au moment de l’étude.


  • pompe à chaleur ou ballon thermodynamique ;

  • véhicule électrique et borne de recharge ;

  • chauffage ou climatisation électrique ;

  • équipements de cuisine et autres charges importantes ;

  • évolution de la composition du ménage ;

  • souhait d’ajouter ultérieurement une batterie ou un système de backup.


Une installation dimensionnée uniquement sur la consommation du jour peut devenir sous-dimensionnée dès l’arrivée d’une pompe à chaleur ou d’un véhicule électrique. À l’inverse, surdimensionner sans analyser les usages peut immobiliser du budget sans gain réel.


Le type de raccordement électrique change le choix du matériel


Avant de choisir l’onduleur, il faut identifier précisément le réseau électrique du bâtiment. En Belgique, on rencontre notamment le monophasé 230 V, le triphasé 3 × 230 V sans neutre et le triphasé 3 × 400 V + neutre.


Ce point influence le type d’onduleur compatible, la manière de répartir les charges et les contraintes d’injection imposées par le gestionnaire de réseau. C’est une vérification de base chez ITN avant de figer une architecture photovoltaïque ou batterie.


Une nouvelle construction permet justement d’anticiper cette question avec l’électricien et le gestionnaire de réseau, plutôt que de découvrir après coup qu’un équipement choisi n’est pas adapté au raccordement.


Pourquoi prévoir un onduleur hybride dès le départ ?


Un onduleur classique convertit l’électricité produite par les panneaux en courant alternatif. Un onduleur hybride va plus loin : il peut gérer les flux dans les deux sens entre le réseau, la maison et la batterie.


Grâce aux capteurs de courant et au pilotage énergétique, il peut mesurer en temps réel la production et la consommation, donner la priorité à l’autoconsommation, charger la batterie en cas de surplus et limiter l’appel au réseau lorsque l’énergie stockée est disponible.


Pour une construction neuve, choisir dès le départ une architecture hybride peut faciliter l’ajout ultérieur d’une batterie, d’un pilotage dynamique ou d’une fonction de backup, à condition que le matériel et le câblage aient été prévus pour ces fonctions.


Puissance de l’onduleur et capacité de la batterie : deux choses différentes


Un point souvent mal compris est la différence entre les kW et les kWh. La batterie indique principalement une quantité d’énergie stockable en kWh. L’onduleur détermine quant à lui la puissance instantanée, en kW, que le système peut fournir.


Une grande batterie associée à un onduleur trop peu puissant ne pourra pas nécessairement couvrir les pics de consommation de la maison. Si plusieurs appareils importants fonctionnent simultanément, une partie de la puissance devra encore être prise sur le réseau.


Chez ITN, la puissance de l’onduleur est donc analysée en fonction des pics de consommation prévus, tandis que la capacité de stockage est dimensionnée selon le profil journalier, le surplus photovoltaïque disponible et le niveau d’autonomie recherché.


Faut-il installer une batterie dès la construction ?


La batterie n’est pas automatiquement nécessaire pour respecter la PEB 2026. Son rôle est différent : elle permet de décaler dans le temps l’utilisation de l’énergie solaire.


Les panneaux produisent principalement en journée, alors qu’une habitation peut consommer fortement le matin, le soir ou la nuit. Une batterie peut récupérer une partie du surplus photovoltaïque pour l’utiliser plus tard, au lieu de l’injecter immédiatement sur le réseau.


Le bon volume de stockage dépend donc de plusieurs éléments : consommation quotidienne, production photovoltaïque, habitudes de présence, puissance des équipements, voiture électrique, pompe à chaleur et objectif de backup.


La bonne batterie n’est pas nécessairement la plus grande. Une capacité correctement dimensionnée et, lorsque le système le permet, évolutive, est généralement plus cohérente qu’un stockage surdimensionné dès le premier jour.


Pompe à chaleur, photovoltaïque et voiture électrique : les penser ensemble


Une pompe à chaleur et une voiture électrique peuvent augmenter fortement la consommation d’une habitation. Ce n’est pas un problème si ces usages sont intégrés dès l’étude énergétique.


Un système de pilotage peut, par exemple, privilégier certaines consommations pendant les heures de production solaire, moduler la recharge du véhicule selon la puissance disponible ou éviter de solliciter inutilement le réseau pendant un pic de demande.


L’intérêt d’une gestion intelligente est précisément de faire fonctionner ensemble des équipements qui, sinon, travailleraient chacun de leur côté.


Et le backup en cas de coupure de courant ?


Une batterie ne garantit pas automatiquement que la maison restera alimentée lors d’une coupure du réseau. La fonction de backup dépend de l’onduleur, du schéma électrique, de la puissance disponible et des circuits que l’on souhaite maintenir.


Pour une nouvelle construction, c’est le meilleur moment pour décider si l’on souhaite sécuriser uniquement quelques circuits essentiels ou prévoir une architecture capable d’alimenter une partie plus importante du logement.


Prévoir cette fonction dès la conception évite souvent des modifications plus lourdes du tableau électrique après la réception de la maison.


La checklist énergétique d’une nouvelle construction


  • valider le type de raccordement électrique et les contraintes du gestionnaire de réseau ;

  • analyser l’orientation, la surface, les ombrages et la structure de la toiture ;

  • estimer la consommation annuelle actuelle et future ;

  • dimensionner la puissance photovoltaïque en fonction des usages ;

  • choisir la puissance d’onduleur selon les pics de consommation ;

  • prévoir une architecture hybride si un stockage futur est probable ;

  • dimensionner la batterie selon le profil réel, pas selon une capacité arbitraire ;

  • anticiper pompe à chaleur, borne de recharge et autres gros consommateurs ;

  • définir à l’avance le niveau de backup souhaité ;

  • prévoir le monitoring et le pilotage énergétique.


Construire conforme aujourd’hui, mais surtout cohérent pour demain


La PEB 2026 en Wallonie fixe une nouvelle exigence réglementaire. Mais se limiter au minimum réglementaire serait une vision très courte d’une maison qui sera utilisée pendant plusieurs décennies.


Une installation bien conçue doit pouvoir évoluer avec le bâtiment : ajout d’un véhicule électrique, augmentation de la consommation, extension de batterie, pilotage selon les tarifs énergétiques ou besoin de sécurité en cas de coupure.


ITN conçoit des écosystèmes énergétiques complets associant photovoltaïque, onduleur hybride, stockage, backup, recharge de véhicule électrique et gestion intelligente de l’énergie. L’objectif n’est pas d’ajouter des équipements les uns après les autres, mais de concevoir un ensemble cohérent autour du profil du client.


Source réglementaire


Les informations réglementaires relatives à l’exigence de 35 % proviennent du Service public de Wallonie – Énergie. Le calcul final d’un projet doit être validé par le responsable PEB du bâtiment.



 
 
 

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